Père Pascal GIRARD. Sport et Spiritualité. Des chansons pour transformer l’essai.

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L’invité du blog: Père Pascal Girard. Responsable de l’Équipe pastorale du sport de Clermont. Membre du groupe de travail « Église et sport » de la Conférence des Évêques de France.

« Peuples de champions« , un album de 11 chansons et une » Messe du Christ vainqueur »  (ADF/Bayardmusique). Un album de chansons  de Chrétiens chanteurs pour aider les sportifs à prier et soutenir les efforts pastoraux dans leurs propositions de temps de prière lors des compétitions sportives.

Le site Bayardmusique.

Les participants: Sœur Agathe Brigitte et Jean-Paul Artaud Hubert Bourel Laurent Grzybowski Mathilde et Paul Mazerol Dominique et Christophe Morandeau Patrick Richard Danielle Sciaky Marie-Louise Valentin.

Le site Église et sport.

Équipe pastorale du sport de Clermont.

Le site de Holy Games  (projet de la Conférence des Évêques de France qui vise à accompagner le monde du sport avec la foi et la solidarité.)

Le Père Pascal Girard, curé de la paroisse St Pierre du Val d’Allier,
responsable de l’équipe pastorale du sport, partage ses goûts musicaux.

 

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Quelles sont les musiques, anciennes ou récentes, évoquant Dieu que vous avez entendues et appréciées ?

Père Pascal Girard: Je n’écoute presque que des chansons chrétiennes … Pour moi une belle et bonne chanson doit avoir des paroles qui touchent avec une belle mélodie et portent à la louange et à la joie.

Selon vous, Dieu aime-t-il la musique ?

Saint Augustin disait « Qui chante bien prie deux fois » et je suis bien sûr d’accord avec lui. Le chant et la musique rendent nos prières plus belles et plus profondes. Dieu ne peut qu’aimer la musique encore plus quand elle lui gloire.

Au paradis quelles musiques y entend-on ?

Je pense que ce sera un mélange de tous les styles de musique, une magnifique harmonie entre toutes les voix et tous les instruments à la gloire de Dieu !

Quelles sont les musiques qui, selon vous, invitent à la prière ?

Je suis très touché par la musique hébraïque, la beauté et la poésie de l’hébreu avec des mélodies qui ont plusieurs siècles.

Que chantent les anges musiciens ?

J’ai lu quelque part qu’ils chantaient : « Gloire à Dieu », « Alleluia » … mais je pense qu’ils doivent chanter beaucoup d’autres chants de louange et d’adoration …

Si la prière était une chanson, une musique, laquelle choisiriez-vous ?

La chanson « puissante » du Notre Père dans la version du groupe Exo

Qu’aimeriez- vous « chanter » à Dieu en le rencontrant ?

Je veux n’être qu’à toi ( Jésus je t’aime ) du groupe Exo ! et Abba Père du collectif Cieux Ouverts !

Quelles sont dans votre discothèque personnelle les musiques, les chansons qui sont vos préférées. Les dix musiques et chansons à emporter sur une île déserte ? 

: I will follow him / film Sister Act

2 : Une porte ouverte sur le ciel / Brigitte et Jean-Paul Artaud

3 : Glory Alléluia / interprétée par Sheila

4 : Je viens du Sud / interprétée par Chimène Badi

5 : Words / F R David

6 : Le cantique des cantiques / Glorious et Natasha St-Pier

7 : The time of my life / chanson finale de Dirty Dancing

8 : Les lacs du Connemara / Michel Sardou

9 : On écrit sur les murs / version Kids United

10 : Santiano / Hugues Aufray

Quel est le refrain qui vous a le plus marqué ?

Tout simplement celui de l’Alléluia ( Psaume 117 d’Emmanuel Baranger ) chanté à plusieurs voix lors de la veillée Pascale avant la proclamation de l’évangile de la résurrection !

Quels sont les grands auteurs, compositeurs ou interprètes qui comptent pour vous ?

J’ai tous les albums du Groupe Hillsong, de Jeunesse en Mission, de la communauté de l’Emmanuel, de la communauté des Béatitudes, des « chanteurs en Ballade » ( Marie-Louise Valentin, Hubert Bourel, Brigitte et Jean-Paul Artaud, Patrick Richard, Laurent Grzybowski, etc … ).

– La dernière fois où vous avez été ému en écoutant une musique, une chanson, laquelle était-ce ?

Lors de l’enregistrement de notre album « Peuple de champions », de pouvoir être présent au moment ou les chansons prenaient enfin forme et d’avoir les mélodies qui continuaient de trotter dans la tête.

Si Dieu était une chanson, une musique, laquelle serait-ce ?

Venez louer le Seigneur ( Jeunesse en mission / Pour l’amour de Sion ) … Une invitation à tous les peuples de louer Dieu ( Alléluia ) dans la joie !

A lire dans LA CROIX

Portrait

JO Paris 2024 : Isabelle de Chatellus, la femme qui veut faire aimer le sport aux catholiques.

Jeudi 25 janvier, un colloque « Sport et spiritualité » se tient au Collège des Bernardins, proposé par Holy Games. Directrice de ce projet de l’Église catholique pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, Isabelle de Chatellus plaide pour un plus grand investissement des catholiques dans le sport.

  • Arnaud Bevilacqua,
  • le 25/01/2024

Son objectif est pour le moins ambitieux : réconcilier l’Église catholique avec le sport. Pour l’atteindre, Isabelle de Chatellus se dépense sans compter, comme sur les terrains de tennis qu’elle fréquente assidûment depuis sa prime jeunesse. Directrice depuis septembre 2022 de Holy Games (« Jeux saints »), le projet de mobilisation de l’Église pour les Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris, elle doit permettre aux catholiques, avec une petite équipe, d’être au rendez-vous de cet événement planétaire qui doit attirer plus de 15 millions de visiteurs.

Un immense défi pour cette Versaillaise de 46 ans qui a dû se démener pour convaincre du bien-fondé de cette mobilisation. Car, s’il va de soi, pour cette passionnée de sport, il n’en est pas de même au sein de l’Église. « J’avoue n’avoir jamais connu un projet avec autant de combats, un vrai match de boxe parfois », reconnaît-elle. Certains se demandent s’il est bien nécessaire de perdre du temps et de l’énergie pour les JO, quand des curés de paroisse la préviennent d’emblée qu’ils n’ont pas l’intention de rester à Paris pendant la compétition.

Mais pas question de se décourager. Isabelle de Chatellus peut compter sur une équipe de convaincus influents, à l’image de François Morinière, ancien directeur de L’Équipe, d’Arnaud Bouthéon, cofondateur du Congrès Mission, ou encore de Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris, et de Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque de Digne et délégué du Vatican pour les JO. Et pour mobiliser l’ensemble de l’épiscopat, Holy Games a été présenté lors de l’Assemblée plénière à Lourdes en mars 2023.

Le sport est un « don de Dieu » pour Jean-Paul II

« Je suis toujours surprise d’entendre des catholiques dénigrer le sport », reconnaît celle qui apprécie particulièrement l’ambiance de « communion » dans les stades de football – elle a beaucoup fréquenté le Parc des Princes, l’antre du PSG. « Comme le disait Jean-Paul II, le sport est un don de Dieu. S’il peut connaître des excès, c’est surtout un moyen d’éducation extraordinaire où l’on apprend à se dépasser, à respecter les règles, à se donner pour son coéquipier. Et, paradoxalement, alors que nous sommes la religion de l’incarnation, nous avons parfois le sentiment que les catholiques ne savent pas parler du corps. »

Baskets aux pieds comme si elle était prête à partir courir dans les rues de Paris, Isabelle de Chatellus, qui reçoit à deux pas de l’église de la Madeleine, le centre névralgique de Holy Games, affiche la détermination des athlètes qui voient la ligne d’arrivée se rapprocher. « Elle vit le projet et ne compte pas ses heures », raconte l’un des membres de l’équipe qui l’entoure au quotidien. Cette volonté de réconcilier le sport et l’Église est presque existentielle pour elle : « Quand j’ai postulé pour ce poste, je me suis dit que ça allait m’aider à concilier en moi cette tension qu’il y a parfois entre ma passion pour le sport et ma vie de foi. »

Plongée dans le monde du sport depuis toujours, cette mère de quatre enfants est aussi une catholique très engagée. Formée à HEC, celle qui a officié chez Danone en marketing travaille depuis plus de dix ans dans l’Église, d’abord à la Fondation des Bernardins, puis pour le diocèse de Versailles, avec son mari, au service de la pastorale familiale.

Des victoires dans l’Église et dans le monde du sport

Investie à « 300 % » dans sa mission, Isabelle de Chatellus, qui veut mobiliser 2 300 jeunes catholiques cet été autour des Jeux olympiques, se réjouit de premières victoires. Dans l’Église d’abord, qui réalise la nécessité de prendre au sérieux la réalité sociale représentée par le sport. Mais aussi auprès des sportifs qui « nous disent qu’ils ont besoin d’être accompagnés et qu’ils ont une soif spirituelle ». Des portes s’ouvrent et des liens avec des sportifs de haut niveau se tissent par réseau, comme cette visite de l’équipe de France de rugby sur le chantier de Notre-Dame de Paris pendant la Coupe du monde, en octobre 2023. Son leitmotiv : l’Église est légitime à intervenir dans le monde du sport. D’autant plus que le Comité international olympique (CIO) demande aux cinq grandes religions d’animer l’aumônerie sur le village des athlètes.

Isabelle de Chatellus veut désormais transformer l’essai. Sans se projeter au-delà de septembre, elle travaille pour faire perdurer Holy Games, qui participe aussi à décomplexer les sportifs catholiques dans l’expression de leur foi, après 2024. Déjà, le Vatican souhaite qu’ils transmettent leur expérience au diocèse de Los Angeles où auront lieu les Jeux olympiques et paralympiques 2028.

Trois colloques pour approfondir les liens entre sport et spiritualité

Le projet de mobilisation de l’Église catholique autour des Jeux olympiques et paralympiques est aussi une occasion d’approfondir les liens entre le sport et la spiritualité. Pour donner du contenu à Holy Games, une série de trois colloques, sur le thème « Quand la théologie rencontre le sport », est organisée dans trois lieux phares de la réflexion théologique en France. Jeudi 25 janvier, un premier colloque « Sport et spiritualité » se tient au Collège des Bernardins. Le deuxième aura lieu au Centre Sèvres, le 29 février, sur le sport et le handicap. Le troisième se tiendra à l’Institut catholique de Paris, le 4 avril, sur le thème « Sport et communion ».

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À propos de ce blog

  • Dans un pays où, dit-on, tout ou presque, finit en chansons, d’innombrables voix montent du chœur des humains jusqu’à Dieu. Au gré de voies parfois étonnantes. La chanson n’a pas seulement vocation au divertissement et aux standards formatés. Elle ouvre à bien plus grand qu’elle, évoquant les musiques du Paradis…

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À propos de l’auteur

  • Robert Migliorini, religieux assomptionniste, journaliste, a tenu au sein du service culture de La Croix la rubrique musiques actuelles, de 1999 à 2009, et a assuré durant dix ans, en alternance, la rubrique quotidienne Fidèle au poste.

    Musicien, il a contribué au numéro de juillet 2009 (223) de la revue trimestrielle Christus consacré à la question de la musique, « une voie spirituelle ? ».

    Prépare un essai consacré à la chanson religieuse. Membre du jury des premiers Angels Music Awards 2015.

    Le dimanche à 8h03 sur le réseau RCF (Radios chrétiennes francophones) il programme l’émission Un air qui me rappelle.

    Robert Migliorini est également chroniqueur musical pour le mensuel Panorama.

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